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Correspondance du Docteur

A. Vital avec I. Urbain (1845-1874)


L'opinion et la vie publiques constantinoises sous Empires et les débuts l'Empire et la Troisième République

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ISBN :
978-2-35676-043-2
Nbre de page :
345 Pages
Description du produit

C’est, au jour le jour, une copieuse relation sur Constantine et une intéressante analyse des problèmes algériens en général de 1851 à 1874 par un médecin-chef de l’hôpital militaire, qui fut vice-président du Conseil général et qui connaissait parfaitement ce département où il a résidé depuis 1838 jusqu’à sa mort. Avec son correspondant Ismaïl Urbain, saint-simonien islamisé, inspirateur de la politique du «Royaume arabe» sous Napoléon III, il fut l’un des piliers de l’arabophilie à une époque où il semblait que le Gouvernement de la France voulût tenter un sérieux effort pour améliorer le sort de la masse musulmane et réconcilier les deux éléments de la population. Le docteur Vital, grâce à ses relations avec l’administration civile et militaire, aux liens d’amitié qui l’unissent au commandant de la Division, le général Desvaux, et avec le préfet Lapaine, grâce aussi à sa connaissance de la langue arabe et des milieux musulmans, est bien apte à nous donner des informations sur une province qui couvre les deux cinquièmes de l’Algérie. C’est un bourgeois libéral ... dévoué à Napoléon III, hostile aux démagogues, qui veut être un observateur précis, sans préjugés. Sa correspondance nous renseigne sur les questions rurales: le cantonnement, le sénatus-consulte de 1863, les réactions des Arabes, la commission d’enquête du comte LeHon, le séquestre de 1871 et la loi Warnier de 1873 sur la francisation des terres, ainsi que sur les grandes crises du pays: incendies de forêts, famine et épidémies de 1866-1869, insurrections de 1864-69 et de 1871. Elle permet d’apprécier les forces politiques en présence dans le Constantinois, où les colons européens cherchent à évincer le plus possible les Arabes. Çà et là, le Dr Vital nous présente des jugements, partiaux certes, mais pittoresques, sur les personnalités qu’il a connues (Pélissier, Mac-Mahon, Gueydon, Chanzy), et c’est le plus fidèle informateur d’Urbain chargé d’exposer dans le Journal des Débats les problèmes algériens.

Marcel Emerit