frendeites

Femmes, genre, féminismes

en Méditerranée


Hommage à Françoise Collin

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Prix / Kg:
ISBN :
978-2-35676-034-0
Nbre de page :
317 Pages
Description du produit

Ce livre rassemble les contributions prononcées lors des rencontres « Femmes, genre, féminismes en Méditerranée » – table ronde du 28 novembre 2012 à l’Institut d’études européennes de Paris 8 suivie du colloque du 29 novembre 2012 à la MSH. Françoise Collin devait participer à ces journées organisées dans le cadre du séminaire «Genre, politique, sexualités. Orient / Occident » de la Fondation Maison des sciences de l’homme. Invitée au Colloque dès l’origine du projet, elle avait dit son intérêt pour cette rencontre et son intention d’intervenir selon ses possibilités, en gardant le silence sur sa fatigue. Sa mort, intervenue un peu avant le colloque (le 1er septembre 2012), a surpris douloureusement celles et ceux qui l’avaient lue, entendue, rencontrée, admirée en France et en d’autres pays. La demande et le besoin de lui rendre hommage ont été exprimés tant de fois en ce moment d’émotion partagée, à partir du Liban, d’Algérie, d’Italie, d’Espagne, de France, qu’il devint impératif d’élargir le programme du colloque sans abandonner son intention directrice. La réception de l’œuvre de Françoise Collin en Méditerranée, son ampleur, l’intensité de son rayonnement personnel sur les deux rives, sont apparues à ce moment-là. L’héritage qu’elle nous lègue est immense – « héritage sans testament », selon l’expression de René Char, qu’elle aimait citer. Les Cahiers du Grif, créés par elle à Bruxelles avec d’autres femmes en 1973, forment à ce jour la partie la plus visible de son héritage écrit, dont l’élaboration n’a pas toujours été aussi pacifique qu’on pourrait l’imaginer. F. Collin aura non seulement apporté au mouvement des femmes un incontournable outil d’expression, d’analyse et de réflexion durant deux décennies et demie, mais, par ses nombreux écrits et ses prises de position personnelles, souvent en dehors des sentiers battus, elle aura été le levain d’une pensée toujours renouvelée, un vent vivifiant qui a parfois bousculé les certitudes d’un féminisme qui s’est institutionnalisé. Lui rendre hommage en mêlant aux témoignages – qui mettent en lumière son œuvre, sa personnalité et ses apports – et aux contributions évoquant les combats et les pratiques des femmes et des féministes sur les deux rives de la Méditerranée, des textes plus directement théoriques, s’inscrit dans le sillage de la pensée de celle qui ne voulait pas dissocier la pratique de la théorie, qui affirmait sa conviction que la pensée se forge à travers l’action et que « le féminisme est principalement une révolution du champ symbolique ».