frendeites

L’Ordre de Malte

au XVIIIe siècle


Des dernières splendeurs à la ruine

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ISBN :
2-912946-41-7
Nbre de page :
524 Pages
Description du produit

Le XVIIIe siècle vit l'apogée et l'effondrement de l'Ordre de Malte, mais, en même temps l'émergence du rôle économique et diplomatique de l'archipel où il avait son siège depuis 1530.

Etudier l'Ordre et Malte à cette période, c'est voir l'extraordinaire transformation d'un ordre monastique et chevaleresque en une principauté au cœur de la Méditerranée, enjeu diplomatique entre des puissances aussi diverses que la France, l'Espagne, le royaume de Naples, le Saint-Empire et la Russie; c'est voir, résumé en un infime point de la carte européenne, toutes les luttes entre ces puissances, mais aussi tous les combats intellectuels qui animaient alors les sociétés, les Etats et l'Eglise; c'est voir aussi la transformation d'un îlot stérile en un entrepôt essentiel pour le commerce européen, et principalement marseillais.

De cette double évolution naquit ce qui allait être fatal à l'Ordre : organisation obsolète dans un monde de plus en plus laïcisé, il gênait autant les Etats que les Maltais soucieux de commercer librement en Méditerranée.

Littéralement porté à bout de bras par la monarchie française qui en tirait toutes sortes d'avantages, la Révolution française qui mit fin à l'Ancien Régime français sonna le glas de la présence des Hospitaliers à Malte. Tandis que la Russie et l'Angleterre cherchaient à s'emparer de l'île, Bonaparte crut les avoir pris de vitesse en mettant fin, sur sa route vers l'Egypte, à la vieille milice hospitalière en 1798. Mais le Directoire était alors incapable de se maintenir à Malte, et après deux ans d'occupation, force fut faite aux Français d'abandonner l'île et de la laisser à l'Angleterre dont l'Amirauté ne voulait guère, mais dont la City avait compris l'énorme intérêt

Miroir brisé de la noblesse européenne qui renvoyait l'image de privilégiés dépassés par l'histoire, l'Ordre avait néanmoins su moderniser un minuscule archipel qui devint, durant deux siècles, le maillon essentiel du commerce levantin, d'abord de la France, puis de l'Angleterre.