frendeites

Six ans de résidence à Alger

(1806-1812)


Histoire

Traduit et préfacé par Alain Blondy

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Auteur :
ISBN :
978-2-35676-021-0
Nbre de page :
342 Pages
Description du produit

En 1839, Elizabeth Broughton publia à Londres A Six Years Residence in Algiers 1806-1812 qui connut rapidement un vif succès. Elle était la fille d’Henry Stanyford Blanckley qui avait eu une brillante carrière militaire et avait ensuite été versé dans les consulats, d’abord aux Baléares, puis à Alger. La Régence d’Alger, comme le reste de l’Empire ottoman occidental, connaissait alors des turbulences dues aux réactions de plus en plus violentes des Puissances occidentales contre la guerre de course et l’esclavage des Européens et des Américains. En effet, au discours séculaire stigmatisant les mauvais traitements subis par des chrétiens prisonniers de musulmans, s’était ajouté, depuis les révolutions d’Amérique ou de France, la dénonciation virulente des attaques barbaresques contre des citoyens libres et contre la liberté du commerce.

Au début du xixe siècle, au moment où la Sainte Alliance se met en place, il y a une collusion d’objectifs entre la réaction christianisante du tsar Alexandre et de la plupart des souverains et leur opposition libérale. Alors que dans l’arène politique européenne, les deux courants s’opposent violemment, dès lors qu’il s’agit du monde ottoman, l’union se forme sans que pour autant les arrière-pensées ne soient diamétralement différentes. Ceci valut pour les Régences comme pour la Grèce : alors que le courant christianisant entendait venger 1453 et ses séquelles, le courant libéral entendait libérer l’humanité de régimes politiques incompatibles avec les temps modernes. En publiant les notes qu’avait prises sa mère durant les six ans où Blankley fut en poste à Alger et en y ajoutant les siennes et ses souvenirs de petite jeune fille, Elizabeth Broughton livra un témoignage sans prétentions autres que littéraires, mais qui est un apport essentiel pour la compréhension de cette époque où Français, Américains et Anglais s’en prennent, non sans rivalité entre eux, aux Régences devenues une gêne pour la modernité. Les interventions américaine de 1805 et anglaise de 1816 annonçaient celle de 1830 qui porta un coup fatal à l’Empire ottoman en Afrique.

L’ouvrage d’Elizabeth Broughton, connu des érudits, n’avait jamais été traduit en français. Alain Blondy, professeur à Paris-IV Sorbonne, auteur de nombreux articles et ouvrages sur Malte, Chypre et les Régences, s’est attaché à présenter cet ouvrage au public francophone, comme il l’a fait auparavant pour d’autres ouvrages italiens ou anglo-saxons intéressant cette partie du monde ottoman.